Jeudi 9 avril, une dizaine de pompiers angevins du GRIMP (Groupe de Reconnaissance et d’Intervention en Milieu Périlleux) était en opération d’entraînement sur l’éolienne E1.
L’exercice consistait à descendre un blessé du haut de la nacelle, par l’extérieur.
Après une bonne heure de préparation pour monter et installer le matériel dans la nacelle, un pompier est descendu en rappel au bout d’un filin, en sortant par une trappe située sous la nacelle, afin de faire les dernières vérifications nécessaires.
Puis, deux descentes de « victimes » sur des civières sont effectuées.
La première s’effectue par la trappe située sous la nacelle.
La victime, immobilisée dans la civière, est sortie d’abord à la verticale sur les deux premiers mètres (il faut l’imaginer debout, dans la civière) ; un pompier accompagnateur se positionne ensuite à côté de la civière, qui peut se repositionner à l’horizontale.
Et c’est ensuite la descente à deux (accompagnateur + victime) qui s’effectue lentement jusqu’à toucher terre, 80 mètres plus bas.
Pour la deuxième descente, la victime est extraite de la nacelle par une trappe située sur le toit, à l’aide d’une potence. Et la descente s’effectue de la même manière, la victime dans la civière à l’horizontale avec un autre pompier qui l’accompagne jusqu’à l’arrivée au sol.
A noter que c’est bien un pompier qui joue le rôle de la victime, et non pas un mannequin.
« Cette expérience fait partie de l’exercice », témoigne la jeune femme descendue en premier. « Ainsi on se rend mieux compte de ce que peut ressentir le blessé, lorsqu’on est dans une véritable opération de secours. C’est impressionnant surtout au départ, lorsqu’on est suspendu dans le vide à la verticale. Là on a vraiment conscience du vide devant et au-dessous de soi. Quand la civière se remet à l’horizontale, on voit le ciel, et on oublie qu’on est à une si grande hauteur. Le tout, c’est d’avoir une pleine confiance en ses collègues qui sont à la manœuvre ».
Pour les pompiers du GRIMP 49, ce genre d’exercice revient environ une fois par mois.
« On peut aller sur une falaise abrupte d’une carrière, ou dans une grotte en Périgord ou en Ardèche. Sur une éolienne, c’est assez facile. Il y a des points d’accroche prévus partout dans la nacelle. Quand on est dans une grotte, il faut trouver des points d’ancrage, ou être plus inventif, tout en garantissant une totale sécurité ».
(Les photos et vidéos de l’exercice des pompiers du 9 avril ici )










